Chariot de démarrage, Gain de temps au démarrage

Filières Avicoles dec 2016 par Emeline Vienot.

Dominique Branchereau ravi de son chariot de distribution

Les bandes de papier et l’aliment de démarrage disposés en un temps record

Avec quelques mois de recul sur l’utilisation de son nouveau chariot de distribution d’aliment démarrage (Vital Concept), Dominique Branchereau, éleveur en Loire-Atlantique, nous a reçus pour une petite démonstration. Les trois bandes de papier et l’aliment sont déposés en l’espace d’une heure seulement dans son poulailler de 1 400m²

disposer les bandes de papier et 1′ aliment démarrage dans ses quatre bâtiments – deux de 1400 m2 plus deux de 1 040 m2 – est devenu « un jeu d’enfant» pour Dominique Branchereau, éleveur de poulets export (Galliance, groupe Terrena) à Joué-sur- Erdre en Loire-Atlantique. Un jeu dont il a contribué à établir les règles puisque c’est avec sa collaboration et ses conseils avisés qu ‘a été mise au point la version finale du chariot de distribution d’aliment démarrage Vital Concept*. Un projet sur lequel Maxime Copin, responsable du marché volailles, a travaillé pendant près de deux ans en pm1enariat avec un bureau d’études extérieur avant de voir la démarche aboutir. Une fois les bons réglages trouvés, un peu moins de trois minutes, chronomètre en main, sont nécessaires pour étaler en un seul passage une bande de papier sur toute la longueur du poulailler de 1400 m2 (105 m) avec l’aliment démarrage déposé dessus.

Du temps de gagné!

« Le plus long dans lhistoire c’est de remplir le chariot d ‘aliment » , reconnaît 1 ‘éleveur. Dans son cas précis, cela prend environ 7 minutes pour remplir le chariot d’une contenance de 1 000 litres, soit 750 kg d’aliment (densité de 0,75) mais la durée varie en fonction du débit de la vis présente dans le bâtiment. L’éleveur a pour habitude de travailler en temps masqué, ainsi, il exploite la durée de remplissage de la trémie pour préparer son bâtiment (abaisser ses lignes d’alimentation dans la partie où il est déjà passé avec le chariot) . Au final, pour effectuer les trois passages dans le 1400 m2 , il compte une heure contre 1 h 30 avec son ancien chariot de distribution d’une contenance inférieure (300 kg). «J’ai beaucoup moins d’allers-retours et de raccords de papier à effectuer, le débit de distribution est également plus rapide », commente-t-il. Pour sa part, le chariot de distribution est tiré par un microtracteur (modèle TXJ410, Iseki) qui rend pm-faite ment le service (vitesse très précise) et facilite les manœuvres dans les poulaillers. Et ce, d’autant plus que 1’attelage a été raccourci à 1,90 m (au lieu de 2,10 m sur la première version).

Accepte tous papiers …

Dominique Branchereau est adepte des papiers de grande largeur, soit 80 cm, de manière à avoir 1′ aliment réparti sur 60 cm et 10 cm de libre de chaque côté. Ainsi,« le poulet peut monter sur le papier sans que laliment ne tombe dans la litière », argumente l’éleveur. Autre qualité recherchée: le papier doit être suffisamment résistant pour ne pas se déchirer lors des opérations ou être transpercé par les brins de paille broyée (même si celle-ci est bien tassée). Le papier qu’il a retenu se décompose naturellement au bout de trois jours. Quoi qu’il en soit,« le chariot peut recevoir de nombreux papiers de démarrage afin de convenir à un maximum d’éleveurs», précise Maxime Copin. Certains préfèrent en effet travailler avec des bandes de 68 cm de large et des papiers qui se décomposent très rapidement. La conception du chariot (pas d’essieu au travers des roues) permet également de s’adapter aux différentes épaisseurs de litière et de rouler sans encombre, y compris sur une couche de paille épaisse (9 cm dans le cas de Dominique, en moyenne 1 big de 450 kg pour 120m2). L’installation du rouleau de papier a été facilitée pour le confort de travail de 1′ éleveur.

Une bonne répartition

A l’issue de ces trois passages avec le chariot de distribution, Dominique Branchereau souligne la qualité du rendu final: «Les bandes de papier sont bien alignées et ne font pas de vague à la surface de la litière, l’aliment est réparti de manière homogène sur une épaisseur de 2 cm ». C’est à chaque éleveur de trouver le bon compromis entre vitesse d’avancement et ouverture de trappe afin d’obtenir le débit de distribution adéquat lui permettant d’avoir l’épaisseur d’aliment souhaitée sur le papier. Il s’avoue globalement très satisfait de son nouvel équipement qu’il décrit comme étant« de meilleure qualité et plus ergonomique »que le précédent, sans compter qu’il lui permet de réduire sa pénibilité de travail grâce à la

taille plus importante de la trémie. Le prix de la tranquillité? « 1410 €, la remise de 5 % comprise. Le chariot est livré en kit et doit être monté par léleveur », précise Maxime Copin. «Cela vaut le coup, même à deux ans de la retraite » déclare l’éleveur qui s’est désormais spécialisé dans la volaille, après avoir arrêté l’atelier bovins viande et cédé les terres en fermage (céréales).

Meilleurs démarrages

L’éleveur est d’autant plus satisfait de son investissement que les démarrages se passent mieux: «Les poussins consomment davantage d’aliment, les lots sont plus homogènes et la mortalité a diminué», constate-t-il. Mais il avoue aussi qu’au fil du temps, il finissait par mettre moins d’aliment avec son ancien chariot dans la mesure où il ressentait cette opération comme fastidieuse. Et ce malgré, sa volonté d’offrir les meilleures conditions d’élevage possible à ses volailles, avec notamment une densité limitée à 28 animaux/m2 , des conditions d’élevage optimales, une qualité d’eau et des canalisations irréprochables grâce au traitement par oxydation et électrolyse mis en place (société H20 Inov, Cezais, 85) et à l’incorporation d’acides organiques et minéraux via une pompe doseuse. Des efforts plutôt payants dans son cas puisqu’il élève depuis des années ses lots de poulets sans avoir à recourir à des traitements antibiotiques.

 

FA 3 FA 2 FA 1

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